Ateliers adultes, Jeudis de la philosophie

Les Jeudis de la philosophie : 2019/2020

D’octobre 2019 à juin 2020,  pour la cinquième année des Jeudis de la Philosophie, nous consacrerons :

  • l’atelier de 14 heures à la découverte des philosophies orientales (Inde, Chine, Japon) Voir le programme 14h 2019-2020

  • l’atelier de 15heures 30 aux penseurs contemporains suivants :

J-P. Lyotard, Anne Dufourmantelle, Nicolas Berdiaev, Henri Lefebvre, G. E. M. Anscombe, Lydia Goehr, Jean-Claude Michéa et Pankaj Mishra. Voir programme Atelier contemporain 2019-2020

Tarifs :

  • plein : 250 euros/ an (28 séances) + 10 euros adhésion
  • réduit (étudiant, petite retraite, minima sociaux) : 140 euros/an (28 séances) + 10 euros adhésion

Pour deux cours, 10 % de réduction. Paiement en une, trois ou huit fois. Renseignement par mail philospheres@leflog.net ou téléphone 0677605390

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Ateliers enfants, Juniors du développement durable

Juniors du développement durable, de saisons en saisons

L’association intervient dans le cadre des Juniors du Développement durable auprès des écoles maternelles et primaires et des établissements accueillant des enfants souffrant de handicap de la Métropole bordelaise.
Philosphères emprunte différents chemins pour amener les enfants à s’interroger sur leur place au sein d’un monde vivant. La discussion à visée philosophique part d’albums jeunesse ou de jeux conçus pour interroger un thème particulier : la nature, l’animal, la liberté, la solidarité… Les ateliers d’éveil philosophiques et artistiques donnent lieu à des créations plastiques qui symbolisent le fruit des réflexions nées de l’échange.
Apprendre à prendre la parole et à écouter en y prenant plaisir est un préalable à la construction d’une pensée autonome et responsable.

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cinétoiles

Tito et les oiseaux, une cinétoile aux Ateliers Bains Douches

Pour bien commencer la rentrée, rendez-vous le vendredi 30 août à la BIB pour notre désormais traditionnel cinéphilo, en famille, à partir de 8/9 ans.

Que faire face à la peur ?

Résumé : « Dans un Sao Paulo très sombre aux multiples tours et immeubles inquiétants, la peur change les habitants en pierre. Cette étrange épidémie fait les affaires d’Alaor, célèbre présentateur télé gavant ses spectateurs d’images de faits divers plus effrayants les uns que les autres. Rien de plus essentiel pour cet odieux bonhomme, qui entretient la peur de ses concitoyens afin de leur vendre des résidences ultra sécurisées.Tito a 10 ans et vit seul avec sa mère. Il comprend que le remède à l’épidémie pourrait être lié aux recherches que son père avait faites avec des oiseaux. Accompagné par ses amis, il se donne alors pour mission de sauver le monde… »

Voir la bande annonce en VF

Ateliers enfants, Des mots dans les arbres

Des mots dans les arbres, 4ème édition

L’association Philosphères propose pour sa 4è édition Des mots dans les arbres, trois journées festives (10, 11 et 12 juillet 2019) Place Dormoy à Bordeaux autour de “ L’éloge des langues”

Un projet labellisé par le Centre national du livre dans le cadre de Partir en livre.

« Les limites de mon propre langage signifient les limites de mon propre monde. » L. Wittgenstein


« On peut, si on veut, ramener tout l’art de vivre à un bon usage du langage. » S. Weil

Les enfants (4-12 ans) sont invités à participer gratuitement :

Mercredi 10 juillet 2019
de 14 h. à 17 h. : Ateliers philo’, peinture, argile , musique et jeux de langage Espace lecture + Espace jeux libres

Jeudi 11 juillet 2019
de 14 h. à 18 h. : Ateliers philo’, peinture, argile , musique et jeux de langage Espace lecture ouvert à tous + Espace jeux libres
de 18 h. à 21 h. Apéro – Jeux de mots avec le collectif Fosforizo + Réflexion des mots pour les arbres


Vendredi 12 juillet 2019
de 14 h. à 19 h. :

  • Espace lecture + Espace jeux libres + Stand de la Librairie du Contretemps
  • 14 h. 30 : Spectacle à partir de 3 ans Français/Occitan
    La compagnie du Parler noir, Isabelle Loubère
    « Contes qui font peur… La langue de la lande » + Bord de scène animé par Florence Louis, médiatrice en philosophie
  • Ateliers arts plastiques
  • Jeux, danse et librairie avec L’Ostau Occitan – Institut d’Etudes Occitanes de la Gironde

de 19 h. à 21 h. : BAL OCCITAN avec ALENADA
à partir de 20 h : Repas réunionnais « Rougail-saucisses » avec le Petit Grain réservation au 0980431638
de 21 h. à 23 h. : BAL CREOLE avec Trio Rudy Music
 

Merci à tous les bénévoles de l’association pour cette quatrième édition rondement menée ! Merci aux associations et institutions partenaires

Ici et là: philosopher avec les enfants

Philo’terre : ateliers parole et argile

Atelier philo’terre à la maison écocitoyenne de Bordeaux


Adultes et enfants sont invités à une réflexion sur la démesure de la consommation, les déchets et la réinscription du monde dans les cycles de la nature. Les débats s’accompagnent d’une activité de création en argile, qui ouvre sur la sensation, le maniement de la matière naturelle et l’imagination.
Philosophe en herbe et petites âmes d’artistes sont les bienvenus !

A la Maison écocitoyenne de Bordeaux, gratuit sur inscription au 05 24 57 65 20, à partir de 6 ans,
> Dimanche 5 mai, de 11h à 12h45
> Samedi 29 juin de 11h à 12h45

Ateliers enfants, Ici et là: philosopher avec les enfants

Puzzle d’œuvres – Tracts libres !

Rendez-vous le 22 mai de 14 heures à 17 heures à la Bibliothèque Saint-Michel des Capucins pour un atelier philo’art autour de la liberté, dans le cadre de la Fabrique du citoyen #4 !
Après une réflexion philosophique sur la liberté basée sur des œuvres d’art, création de tracts mettant en avant la liberté, dans toutes ses formes.
Atelier ouvert aux enfants de 8 à 12 ans, réservations au 0556911879, animé par Florence Louis et l’artiste plasticien Victor Cornec.

cinétoiles, Évènements publics

Funan

Funan, le film

Nous proposons un ciné-philo autour du magnifique film d’animation Funan, de Denis Do, sorti en salle le 6 mars 2019

Esthétiquement et émotionnellement puissant, Funan est un film d’animation profondément humaniste, qui a remporté le Cristal d’or à Annecy, avant de faire une razzia sur l’ensemble des festivals du monde entier.
Le récit se déroule pendant la prise de pouvoir puis le gouvernement génocidaire des Khmers rouges au Cambodge. Il nous interroge, avec force et délicatesse, sur la situation des hommes aux prises avec l’Histoire, leur capacité de résistance, les liens familiaux, la mémoire, l’hommage aux morts, l’exil, la culture comme rempart contre la destruction du monde…

Le film se déroule durant trois années effroyables (avril 1975-janvier 1979) au cours desquelles la population cambodgienne a été déportée, coupée de tout enracinement, enrôlée dans son ensemble dans une politique qui visait la création d’un monde neuf, retour au mythe originel du premier royaume de Funan. Les dirigeants khmers rouges, marxistes influencés par Staline comme par Mao, ont mis en place une terreur idéologique et policière, perpétuant un génocide et causant une famine structurelle.

Hannah Arendt : « le régime totalitaire est irréductible au despotisme »

Il nous semble intéressant de revenir sur la notion de totalitarisme, phénomène qu’Hannah Arendt a conceptualisé dans Les origines du totalitarisme (1951). Le totalitarisme bouleverse le rapport du régime à la société et la conception de l’État. Tout système totalitaire diffère des autres formes d’oppression politique (despotisme, tyrannie, dictature). Le champ de l’activité de l’État devient « total », et en conséquence l’autonomie du corps social disparait. C’est l’idée même d’autonomie qui se voit niée, soit la volonté d’ « en finir avec l’existence autonome d’absolument n’importe quelle activité (…), une domination permanente de tous les individus dans toutes les sphères de leur vie. »

L’Etat totalitaire se caractérise également par l’indifférence à l’égard du droit positif (constitution, lois en vigueur), par le fait qu’il ignore tout simplement cette référence, jugée dépassée. L’Etat ne trouve sa légitimité que dans son idéologie, « une idée qui permet d’expliquer le mouvement de l’histoire comme un processus unique et cohérent ». Il se confond également avec le parti.C’est la nature même de l’homme qui est attaquée par le totalitarisme : Arendt refuse de poser une essence de l’homme qui serait immuable. Son humanité tient en ses conditions d’existence : les détruire le plonge dans la désolation.

La domination totalitaire « se fonde sur la désolation, sur l’expérience d’absolue de non-appartenance au monde, qui est l’une des expériences les plus radicales et les plus désespérées de l’homme. »

Rendez-vous :

le 23 mars 17 h 30 au Ciné Lux à Cadillac avec le soutien des Cinémas Indépendants d’Aquitaine

le 4 avril à 21 h au cinéma le Festival de Bègles

Note d’intention du réalisateur :

Funan c’est l’histoire d’une famille. D’une femme. Ma mère.
Ce film raconte ses sacrifices, ses déchirures et sa survie sous le régime Khmers rouges. Par ce récit, je souhaite aborder les émotions, les relations. Explorer la complexité des rapports humains dans un contexte extrême d’oppression. Il ne sera pas question de bien et de mal. Le film nous plonge dans la vie de gens normaux, épuisés par la souffrance.
Il ne juge pas, ne blâme pas, mais essaie de comprendre et de faire comprendre. Car c’est bien le premier pas d’un long chemin vers le pardon. Nous n’avions pas l’intention de parler du contexte politique de l’époque, de faire de ce film un cours d’Histoire. Certes, des éléments sont intégrés, cités et exprimés, participant à la lecture du film. Mais dans l’ensemble, les informations historico-politiques restent succinctes. La documentation sur cette époque existe et ce film pousse à s’y intéresser.


Un film, n’est-ce pas aussi une porte entrebâillée qui invite à être poussée? Pour ma part, ce film est complètement ancré dans ma démarche de recherches sur le passé. Il me permet de uestionner une mémoire que j’ai fantasmée ou rejetée. Le fait
de savoir qu’on est, d’une certaine façon, le produit de ce genre d’événement, apporte forcément son lot de questionnements et de remises en question. J’évite volontairement le terme « traumatisme » que je trouve dur à porter. Il y a une forme de culpabilité de ne pas avoir vécu cela avec les siens. Funan m’a permis de reconstruire des personnages et leur vie à partir du témoignage de ma mère. Cette démarche créative m’a fait entrer dans les personnages pour vivre un peu avec eux tout ce qu’ils ont traversé.
J’ai choisi l’animation car j’en suis passionné. Je préfère également voir le personnage de ma mère interprété par le dessin, plutôt que par une véritable comédienne. L’animation
signifie également pour moi plus d’universalité. L’héroïne de Funan est cambodgienne, mais avant tout et surtout, une femme. Une mère.
L’animation est un médium idéal pour captiver le public en lui offrant du recul par rapport à la réalité. Le film est réaliste tout en préservant un espace pour l’interprétation. Subtilement, il provoquera, évoquera.