
Gratuit, à partir de 12 ans, sur inscription.
Des ateliers philosophiques pour tous
Gratuit, à partir de 12 ans, sur inscription.
Entrez dans l’œuvre d’Ivan Illich, penseur original, père d’une des critiques de nos sociétés industrielles les plus fécondes du XXème siècle. Conférence gratuite, à la Maison du patrimoine Naturel du Créonnais, Sadirac, le 26 mai à 18 heures 30. En partenariat avec Terre & Océan
Le mercredi 14 mars, à partir de 18h30, avec un » Ciné poème » : début de soirée familiale au Petit grain, Place Dormoy à Bordeaux, avec la projection de Onze films enchanteurs proposé par la Fête du court-métrage ! Dès 7 ans – 1h15
Retrouvons-nous à 20 heures pour un atelier d’écriture spécial Printemps des poètes : n’hésitez pas à vous joindre à nous. Si vous avez un poème qui vous est cher, sur le thème de cette année, l’Ardeur, apportez-le ! Nous le lirons et proposerons un travail d’écriture à la suite.
A partir des personnages, humains et animaux, des courts métrages et du poème Song of myself, 10, de Walt Whitman, les participants ont été invités à composer un écrit.
Lien FB de l’événement.
L’esclave marron et l’oiseau rouge, un poème écrit à cette occasion.
article dans Bordeaux Mag, mars 2018
Poursuite des ateliers participatifs autour du Quartier de la gare avec deux ateliers à l’Union Saint-jean, maison de quartier :
Venez nous raconter votre quartier, apportez des archives photos si vous en avez ! Nous écrirons ensemble un récit qui nous aidera à construire le présent et l’avenir.
Rendez-vous :
Union Saint-Jean
97 rue Malbec
33800 Bordeaux
05 56 92 56 96
Longtemps les étoiles nous ont servi de guides. Puis l’humanité a choisi de suivre les lumières de sa raison : sciences et techniques se sont alors développées au point que dans nos villes trop lumineuses, il devient difficile de contempler les étoiles. Qu’est-ce qui nous permet encore de voir clair ? Ne sommes-nous pas aveuglés ? Quelle est cette lueur qui parfois s’allume en nous et fait de chacun une luciole dans l’obscurité ?
De 8 à 12 ans
Samedi et dimanche à 16h – Durée 1h – Accès libre dans la limite des places disponibles
Cap Sciences
Hangar 20 – Quai de Bacalan
33300 Bordeaux
Tel : 05 56 01 07 07
Un atelier proposé dans le cadre du Flash Festival, à partir de :
Des lucioles, G. Didi-Huberman, Amélie Jackowski, éd. l’initiale, 2017
La papote, Yannick Jaulin, Samuel Ribeyron, Didier Jeunesse,2015
La survivance des lucioles, G. Didi-Huberman, éd. de Minuit, 2009
Vocabulaire européen des philosophies, article « Lumière », éd. Seuil
« Au début des années soixante, à cause de la pollution atmosphérique et, surtout, à la campagne, à cause de la pollution de l’eau (fleuves d’azur et canaux limpides), les lucioles ont commencé à disparaître. Cela a été un phénomène foudroyant et fulgurant. Après quelques années, il n’y avait plus de lucioles. »Que signifie ce diagnostic que Pier Paolo Pasolini assène en 1975 dans son article« Le vide du pouvoir en Italie » ?
Qu’est-ce qu’une luciole ? A quel moment peut-on les voir ? Pourquoi disparaissent-elles ?
Que représentent ces lumières qui disparaissent ?
Que représente la nuit ?
Pourquoi faudrait-il préférer les lumières aux ténèbres ?
Y a t-il des humains qui s’opposent aux ténèbres ? Comment ?
Que veut dire « être pessimiste » ?
Comment devenir une luciole ?
Que représente le mouvement des Lumières, au XVIIIème siècle ?
Réfléchissons aux citations suivantes :
Diderot : « Égaré dans une forêt immense pendant la nuit, je n’ai qu’une petite lumière pour me conduire : ma raison. Si je renonce à ma raison, je n’ai plus de guide. »
Lichtenberg : « A quoi peut donc bien servir toute la lumière que l’on voudra si les gens n’ont pas des yeux pour voir et s’ils en ont, les ferment à dessein ? »
Goethe : « Quoi donc ! La lumière ne serait là que lorsque vous la voyez ? Non ! C’est plutôt vous qui ne seriez pas là si la lumière elle-même ne vous voyait ! « .
Pierre Hadot : « Ce qu’il faut voir c’est ce qui nous fait voir : c’est la lumière qui est à l’origine de notre regard. »
Héraclite « les autres hommes ignorent ce qu’ils font après s’être réveillés, comme ils oublient ce qu’ils font lorsqu’ils dorment ».
A partir de Thoreau, la vie sublime (A. Dan et Leroy, éd. Le Lombard), réflexion autour de la question de la révolte avec une classe de troisième du Collège Manon Cormier de Bassens (33).
Première planche : Thoreau et un groupe d’abolitionnistes œuvrent à la libération d’esclaves. Rappel du contexte historique, l’esclavage, le commerce triangulaire, la société américaine divisée en classes antagonistes. Que faire quand la loi est du côté de la force ? Peut-il y avoir des lois injustes ? Pourquoi désobéir ? Que veut dire obéir ? Obéir à ses parents et obéir à des maîtres esclavagistes, est-ce la même chose ?
Il faut distinguer l’obéissance par contrainte et l’obéissance née d’une autorité naturelle : je suis l’autre parce que je reconnais qu’il me guide légitimement.
Quand ce que la loi m’ordonne me semble inacceptable, intolérable, que faire ? Désobéir prend la forme de la révolte, d’une injonction à ne pas accepter. Pourquoi ? Pour sauver ma vie, pour défendre des idéaux qui me sont chers : la liberté, l’égalité, la dignité humaine, les droits de l’homme… citent pêle-mêle les élèves.
Deuxième planche : John Brown, le Spartacus blanc passe à l’action directe et au crime contre des pro-esclavages. Qu’est-ce qui caractérise son action et la différencie de celle de Thoreau ? Violence et non-violence sont-elles du même ordre ? Le risque encouru n’est pas le même, la répercussion des actes non plus : libération d’esclaves dans un cas, terreur dans l’autre. La peur qui se répand chez les esclavagistes porte ses fruits puisque même Victor Hugo de sa retraite à Guernesey, lancera ses paroles le jour de la pendaison de John Brown :
« Oui que l’Amérique le sache et y songe, il y a quelque chose de plus effrayant que Caïn tuant Abel, c’est Washington tuant Spartacus. »
Mais n’y a t-il pas contradiction à tuer pour préserver la vie ? La parole peut-elle faire figure de révolte ? Quels exemples de révoltes non violentes portées par la parole ? Les discours de Martin Luther King contre la ségrégation, de JFK à Berlin, du Général de Gaulle le 18 juin 1940 : des mots qui rassemblent pour la libération des peuples.
« Parce que personne ne le fera à notre place » : se révolter c’est faire émerger un « je » d’une masse d’individus informe. Et du je, se faire entendre et passer au nous. Ce « nous » qui n’est pas un « on » et qui permet d’ancrer l’action au cœur de personnes libres et responsables.
Contre l’indifférence, la plainte ou même le conformisme, chacun est appelé à entrer en résistance contre ce qui l’indigne, le révolte : « l’irrespect face aux professeurs », « le traitement infligé aux animaux », « l’injustice face à l’emploi », « le sort des sans-abri », « le réchauffement climatique », répondent les élèves. De belles raisons d’espérer que les jeunes prennent à bras le corps ces causes et les défendent, bien loin de la résignation.