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Évènements publics

cinétoiles, Évènements publics

Funan

Funan, le film

Nous proposons un ciné-philo autour du magnifique film d’animation Funan, de Denis Do, sorti en salle le 6 mars 2019

Esthétiquement et émotionnellement puissant, Funan est un film d’animation profondément humaniste, qui a remporté le Cristal d’or à Annecy, avant de faire une razzia sur l’ensemble des festivals du monde entier.
Le récit se déroule pendant la prise de pouvoir puis le gouvernement génocidaire des Khmers rouges au Cambodge. Il nous interroge, avec force et délicatesse, sur la situation des hommes aux prises avec l’Histoire, leur capacité de résistance, les liens familiaux, la mémoire, l’hommage aux morts, l’exil, la culture comme rempart contre la destruction du monde…

Le film se déroule durant trois années effroyables (avril 1975-janvier 1979) au cours desquelles la population cambodgienne a été déportée, coupée de tout enracinement, enrôlée dans son ensemble dans une politique qui visait la création d’un monde neuf, retour au mythe originel du premier royaume de Funan. Les dirigeants khmers rouges, marxistes influencés par Staline comme par Mao, ont mis en place une terreur idéologique et policière, perpétuant un génocide et causant une famine structurelle.

Hannah Arendt : « le régime totalitaire est irréductible au despotisme »

Il nous semble intéressant de revenir sur la notion de totalitarisme, phénomène qu’Hannah Arendt a conceptualisé dans Les origines du totalitarisme (1951). Le totalitarisme bouleverse le rapport du régime à la société et la conception de l’État. Tout système totalitaire diffère des autres formes d’oppression politique (despotisme, tyrannie, dictature). Le champ de l’activité de l’État devient « total », et en conséquence l’autonomie du corps social disparait. C’est l’idée même d’autonomie qui se voit niée, soit la volonté d’ « en finir avec l’existence autonome d’absolument n’importe quelle activité (…), une domination permanente de tous les individus dans toutes les sphères de leur vie. »

L’Etat totalitaire se caractérise également par l’indifférence à l’égard du droit positif (constitution, lois en vigueur), par le fait qu’il ignore tout simplement cette référence, jugée dépassée. L’Etat ne trouve sa légitimité que dans son idéologie, « une idée qui permet d’expliquer le mouvement de l’histoire comme un processus unique et cohérent ». Il se confond également avec le parti.C’est la nature même de l’homme qui est attaquée par le totalitarisme : Arendt refuse de poser une essence de l’homme qui serait immuable. Son humanité tient en ses conditions d’existence : les détruire le plonge dans la désolation.

La domination totalitaire « se fonde sur la désolation, sur l’expérience d’absolue de non-appartenance au monde, qui est l’une des expériences les plus radicales et les plus désespérées de l’homme. »

Rendez-vous :

le 23 mars 17 h 30 au Ciné Lux à Cadillac avec le soutien des Cinémas Indépendants d’Aquitaine

le 4 avril à 21 h au cinéma le Festival de Bègles

Note d’intention du réalisateur :

Funan c’est l’histoire d’une famille. D’une femme. Ma mère.
Ce film raconte ses sacrifices, ses déchirures et sa survie sous le régime Khmers rouges. Par ce récit, je souhaite aborder les émotions, les relations. Explorer la complexité des rapports humains dans un contexte extrême d’oppression. Il ne sera pas question de bien et de mal. Le film nous plonge dans la vie de gens normaux, épuisés par la souffrance.
Il ne juge pas, ne blâme pas, mais essaie de comprendre et de faire comprendre. Car c’est bien le premier pas d’un long chemin vers le pardon. Nous n’avions pas l’intention de parler du contexte politique de l’époque, de faire de ce film un cours d’Histoire. Certes, des éléments sont intégrés, cités et exprimés, participant à la lecture du film. Mais dans l’ensemble, les informations historico-politiques restent succinctes. La documentation sur cette époque existe et ce film pousse à s’y intéresser.


Un film, n’est-ce pas aussi une porte entrebâillée qui invite à être poussée? Pour ma part, ce film est complètement ancré dans ma démarche de recherches sur le passé. Il me permet de uestionner une mémoire que j’ai fantasmée ou rejetée. Le fait
de savoir qu’on est, d’une certaine façon, le produit de ce genre d’événement, apporte forcément son lot de questionnements et de remises en question. J’évite volontairement le terme « traumatisme » que je trouve dur à porter. Il y a une forme de culpabilité de ne pas avoir vécu cela avec les siens. Funan m’a permis de reconstruire des personnages et leur vie à partir du témoignage de ma mère. Cette démarche créative m’a fait entrer dans les personnages pour vivre un peu avec eux tout ce qu’ils ont traversé.
J’ai choisi l’animation car j’en suis passionné. Je préfère également voir le personnage de ma mère interprété par le dessin, plutôt que par une véritable comédienne. L’animation
signifie également pour moi plus d’universalité. L’héroïne de Funan est cambodgienne, mais avant tout et surtout, une femme. Une mère.
L’animation est un médium idéal pour captiver le public en lui offrant du recul par rapport à la réalité. Le film est réaliste tout en préservant un espace pour l’interprétation. Subtilement, il provoquera, évoquera.

cinétoiles, Évènements publics

Féministes de tous les pays, unissez-vous !

La française Alice Guy, inventrice du cinéma d’auteur, ouvre la soirée avec la projection d’un court-métrage datant de 1906 intitulé « les conséquences du féminisme ». Les personnes présentes sont invitées à débattre : la revendication de l’égalité des droits est-elle analogue à l’indistinction des genres ? Des représentant.e.s de différents courants contemporains du féminisme présenteront leurs différents points de vue. Le débat est animé et modéré par Florence Louis, médiatrice en philosophie association Philosphères.

Mercredi 6 mars 20h-21h30, suivi d’un pot

Gratuit

Athénée municipal, Place Saint-Christoly, Bordeaux

Événement Facebook

Une soirée organisée dans le cadre de la Semaine des droits des femmes

Ateliers enfants, cinétoiles, Juniors du développement durable

Les quatre saisons des JDD à l’Utopia

Parce que les enfants ont besoin de réfléchir ensemble aux problématiques liées au dérèglement climatique, à la vie en société, à la pollution comme à la place des humains sur la terre… En parallèle avec les ateliers menés dans les écoles dans le cadre des Juniors du développement durable, chaque saison durant une semaine, un film à destination des scolaires est proposé en matinée au cinéma Utopia, suivi d’un débat autour des questions écologiques, animé par l’association Philosphères.

Séances de PRINTEMPS : Tante Hilda

Lundi 8, mardi 9 , jeudi 11, vendredi 12 avril 2019 au matin
Tante Hilda, (du CM1 à la 6ème) avec deux questions soumises au vote pour discussion :
– Quelles relations devons-nous entretenir avec la Nature ?
– Quel est le but de la science ?

Séances d’ETE : Pachamama

Lundi 17, mardi 18 , jeudi 20, vendredi 21 juin 2019 au matin
Pachamama (du CE1 à la 6ème) avec deux questions soumises au vote pour discussion :

– Y a t-il des cultures préférables à d’autres ?

– Peut-on créer une nouvelle terre ?

Une ou deux classes par séance, 4 euros par élève (nouveau tarif pour les scolaires à partir de novembre 2018), gratuit pour les accompagnateurs. Débat avec Philosphères financé par Bordeaux Métropole, (action de sensibilisation), 30 minutes.

Notre événement rencontre un grand succès ! Les inscriptions sont closes pour cette année ! Rendez-vous en septembre pour réserver 2019-2020 !

Présentation 4 saisonsUtopia(PDF), réservations, renseignements :

Association PHILOSPHERES

philospheres@leflog.net 05 56 92 75 38 / 06 77 60 53 90

Les Juniors du développement durable

juniorsdudd@bordeaux-metropole.fr 05 56 99 89 48

logo juniors du developpement durable

cinétoiles

Cinéphilo rêve et réalité

 

Ce mardi 24 juillet au matin nous retrouvons une douzaine d’enfants à la maison des lacs de Bègles où l’association Remue-Méninges propose un accueil pour les vacances.

La chaleur estivale nous fait apprécier la projection dans la confortable salle polyvalente du film Kerity la maison des contes. Le héros doit lire une formule magique qui lui permettra de sauver tous les personnages des contes que sa grand-tante lui lisait avant sa disparition. Or, malgré tous ses efforts après une année en école primaire, il ne sait pas lire ! Une quête menée tambour battant qui l’amènera à grandir, à dépasser son blocage et à sauver ce monde de l’imaginaire sans lequel la vie manque de sens.

Notre débat commence ainsi : un enfant rappelle la formule magique : « ce n’est pas parce que c’est inventé que ça n’existe pas ». La réflexion s’articule naturellement autour des oppositions réel/imaginaire, croyance/incroyance, vrai/faux, inventé/existant. Pourquoi inventer des histoires qui n’existent pas en vrai ? Les enfants s’accordent sur l’importance du rêve : pourquoi avons-nous besoin de rêver ? « Pour le plaisir », »pour trouver des solutions aux problèmes de la vie quotidienne », « pour ne pas s’ennuyer », « pour vivre des émotions », « pour colorer la vie », « pour grandir ».. Celui qui n’arrive pas à rêver sa vie et n’y voit que des choses tristes risque de provoquer encore plus le malheur, explique une fillette. Heureusement, les vacances sont un temps parfait pour s’adonner au rêve !

 

Ateliers adultes, Évènements publics, Racontez-nous

Racontez-nous !

LES QUARTIERS DE LA GARE
ENTRE PASSÉ, PRÉSENT ET AVENIR

Des ateliers de parole avec les habitants & Un projet éditorial

Genèse du projet

En 2018, c’est toute la métropole bordelaise qui s’ouvre en son cœur.
Le quartier Saint-Jean-Belcier, dans le cadre du projet Euratlantique, est le théâtre actuel d’un bouleversement profond de ses paysages architecturaux, de son environnement mais également de sa population. D’ici 2020, le quartier s’apprête ainsi à accueillir des milliers d’actifs et de visiteurs.
A l’heure de ces mutations, il semble indispensable d’accompagner ces changements par une démarche citoyenne, philosophique, ludique, conviviale et ouverte à tous. Car pour accueillir, encore faut-il savoir ce qu’on a à offrir, encore faut-il connaître son identité, son histoire.

« On ne peut pas faire de projection sur l’avenir quand on n’a pas de mémoire. »
Myriam Revault d’Allonnes

Convaincus de la nécessité d’accompagner ces grandes mutations architecturales et sociétales par la réflexion en commun, nous proposons des ateliers à destination des habitants des quartiers Saint-Jean, Sacré-Coeur, Belcier et Carle Vernet. Les personnes âgées représentent notamment une population soucieuse de transmettre et de dialoguer autour des lieux qui leur tiennent à cœur.

De l’automne 2017 et durant 2018 à l’été 2019, une cinquantaine de rendez-vous est programmée avec la population afin de recueillir leurs témoignages sur l’histoire et leur vision de leurs quartiers.

Un projet éditorial

Par le recueil de ces différents témoignages, complétés d’interview individuels, de reportages et d’un travail de recherche documentaire, ce projet donnera lieu à l’édition d’un ouvrage grand public, présentant l’histoire des quartiers limitrophes de la gare depuis les années 1930 à aujourd’hui.
Il dressera un portrait passé et actuel de ces différents quartiers. Innovant, ce livre se veut « participatif ». Il sera le reflet du vécu et du regard des habitants, sollicités pour contribuer à l’ouvrage par des témoignages, des écrits, des productions visuelles et artistiques et la recherche de documents inédits.

Rencontres avec les habitants

Ouvertes à tous, ces rencontres sont animées par Florence Louis de l’association Philosphères et Marianne Peyri, journaliste indépendante, toutes deux habitantes du quartier Saint-Jean/Sacré-Coeur depuis une douzaine d’années.
Pour chaque atelier, pendant deux heures, chacun se livre avec enthousiasme sur sa propre histoire au fil du temps et de ces rues, des lieux fréquentés, des moments forts vécus dans ces quartiers ; petites histoires du quotidien reliées à la Grande Histoire comme à l’évolution du monde. Les témoignages des uns suscitant les souvenirs des autres, dans un va-et-vient d’échanges riches et complices. Le tout avec émotion et un plaisir évident de raviver le passé et de partager une réflexion sur le présent et l’avenir.

De l’automne 2017 à juin 2018, nous avons animé 18 ateliers de deux heures. A ces temps d’ateliers collectifs, s’ajoutent, des heures d’entretien individuel de personnes présentes lors des ateliers ou souhaitant témoigner hors atelier collectif et de reportages (entreprises, lieux culturels, curiosités architecturales, visites de chantier, personnalités…)

A partir de la rentrée 2018 :

  • travail avec le Centre d’animation Bordeaux Sud sur le quartier Carle Vernet, en lien avec le Labo Photo, Clairsienne et Aquitanis, de mars à juin 2019
  • réflexion et écriture au Collège Aliénor d’Aquitaine de janvier à avril 2019 avec la classe de 6ème 8 , projet « quand la ville construit »
  • atelier à la bibliothèque Flora Tristan le 11 mai 2019
  • ateliers au Club senior Vilaris en juin 2019

N’hésitez pas à nous rejoindre ! Vous pouvez nous contacter :  philospheres  arobase leflog.net

ou par téléphone : 06 77 60 53 90 / 06 12 48 25 49

EN SYNERGIE AVEC LES ACTEURS LOCAUX

Ce projet est construit de façon transversale avec notamment de nombreuses associations basées dans ces quartiers, structures qui nous accueillent dans leurs locaux lors des ateliers et/ou nous assurent une mise en lien avec leurs publics ou adhérents (Manufacture Atlantique, Union Saint-Jean, cafés du quartier du Sacré-Coeur/Saint-Jean, Le Village Bordeaux Sud, la Labo Photo, Urban Photo Hunt, Centre d’animation Bordeaux Sud, bibliothèque Flora Tristan, FRAC, Collège Aliénor, Alternatives urbaines, Labo Photo…).

Nous remercions nos soutiens financiers :

PACTE : Pacte de cohésion sociale et territoriale (Mairie de Bordeaux- CAF- Etat),  Fonds Cré’Atlantique, L’Eau Bordeaux métropole – SUEZ SGAC

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